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Décoder l’avenir de la photographie

Si l’on considère les choses simplement, un appareil photo n’est finalement qu’un assemblage de plusieurs composants de base : un viseur, un objectif, une chambre noire, un obturateur et un capteur, le tout étant relié et mis en oeuvre par le biais d’un ensemble d’algorithmes sophistiqués. Les composantes physiques d’un appareil photo ayant leurs limites, Google, Samsung et Apple concentrent désormais leurs efforts sur ce qu’il est encore possible de développer: le code informatique qui régit le fonctionnement des appareils. Aujourd’hui, le marché de la photographie numérique est un domaine où les géants de ce monde se livrent une bataille sans merci. Loin des composantes physiques, c’est sur le code informatique qu’ils misent pour développer leurs produits. Zoom sur l’étendue des possibles en l’honneur de la journée mondiale de la photographie.

 

Nano-objets et méga-opportunités

Les capteurs des appareils photos dont nous disposons aujourd’hui sur nos smartphones feraient pâlir James Bond. Grâce au travail de spécialistes comme Sony, OmniVision et autres Samsung, les puces deviennent de plus en plus minuscules tout en étant de plus en plus sensibles et polyvalentes. Nicéphore Niépce lui-même n’en reviendrait pas !  Dans le domaine de la photographie numérique, la loi de Moore qui prévoit le doublement de la densité des puces électroniques tous les deux ans, connaît désormais des limites liées à la taille infiniment réduite des capteurs, désormais classés au rang des nano-objets. Si les capteurs photographiques sont en constante évolution, le rythme auquel ils se développent n’est pas assez rapide pour inciter les consommateurs à acheter de nouveaux smartphones aussi régulièrement que les fabricants le voudraient.
Du côté des objectifs, le problème est le même. Ils sont arrivés à un tel point de sophistication et de perfection qu’il est difficilement concevable d’envisager une quelconque amélioration d’envergure.

 

Si l’avenir de la photographie ne se trouve pas dans les composantes “classiques” des appareils, il doit se trouver ailleurs …

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L’avenir de la photographie est du côté de l’informatique

Au sens large, la photographie numérique inclut toute forme d’imagerie. En effet, même les appareils photos numériques les plus basiques nécessitent des calculs pour transformer la lumière entrant dans le capteur en image utilisable. Du côté des fabricants, chacun y va de son mieux en produisant différentes méthodes de traitement. Au fur et à mesure que la puissance de calcul des composantes a augmenté, les fonctions de la photographie numérique se sont développées à une vitesse grand V. De l’identification au suivi d’objets à la mise au point automatique et à la reconnaissance faciale, les appareils photo sont devenus de précieux compagnons, s’imisçant tout naturellement dans notre quotidien. Les smartphones et appareils numériques que nous connaissons actuellement forment la base sur laquelle les Samsung de ce monde tentent d’avoir une longueur d’avance sur leurs concurrents. A titre d’exemple, c’est ainsi que Google et Apple misent sur une technique ancienne, remise au goût du jour: le bracketing, c’est-à-dire le fait de prendre la même photo plusieurs fois de suite, avec des réglages différents. Une technique rendue possible, tout comme le flou artistique, grâce aux efforts de développeurs informatiques et à leurs algorithmes permettant des calculs d’immenses quantités de données en des temps records. 



Et l’art dans tout ça ?

Codage et art ne sont pas incompatibles… loin de là ! Il suffit de se tourner vers le travail de deux photographes talentueux, Romain Alary et Antoine Levi pour en avoir la preuve. Intitulé Stenop.es, leur projet s’inspire du sténopé et de la camera obscura pour transformer les intérieurs au gré de leur créativité. Leur procédé permet de transformer une simple chambre à coucher en Château de Versailles, de voir naître les buildings de New York sur les murs du salon, de créer une forêt sur le plafond d’un bureau. Avec eux, la photographie prend une nouvelle dimension, traversant le domaine des possibles et faisant entrer la poésie dans un monde dont l’origine se trouve dans une chambre noire.

Un exemple ? Il n’y a qu’à demander ! 

https://vimeo.com/71673549



L’avantage du code informatique sur l’équipement matériel est qu’il ne connaît aucune limite. En informatique, il est parfaitement inutile de se soucier des limites des capacités de calcul. L’informatique est un domaine dans lequel plus le nombre d’informations est élevé, meilleur est le résultat. A terme, les acrobaties informatiques dans le domaine de la photographie aboutiront à des appareils hautement performants, transformant la perception et l’usage que nous en faisons et offrant, aux entreprises et aux professionnels, des perspectives nouvelles dans le cadre de leurs activités. A méditer...

arthur photo

 

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